INSTITUTIONS CAPITALISTES 

VERSUS 

INSTITUTIONS SALARIALES

POUR UNE MAÎTRISE POPULAIRE DE LA VALEUR

4 INSTITUTIONS CAPITALISTES

> Le marché du travail : Les salariés se présentent sur le marché du travail et louent leur force de travail à un employeur en échange d’un salaire. Ils ne possèdent pas l’outil de production. Ils peuvent être employés donc licenciés. Le chantage à l’emploi (surtout en période de chômage de masse) autorise le lien de subordination qui caractérise le contrat de travail avec l’employeur. Le salarié doit obéissance en échange de son salaire.

 

> La propriété lucrative : les salariés produisent une richesse qui est soumise aux exigences de rentabilité de leurs employeurs que nous appelons la propriété lucrative. Le produit de leur travail appartient à l’employeur qui décide de l’utilisation de la valeur ajoutée.

 

> La mesure par le temps : les salariés produisent une valeur qui est mesurée par le temps de travail. La rentabilité de l’entreprise dépend de sa compétitivité qui repose sur le « coût » du travail. Il faut produire toujours plus avec moins travail humain. J’investis un minimum de capitaux pour un maximum de rentabilité. La productivité est au cœur de la logique capitaliste pour l’extraction des profits.

 

> Le crédit : les salariés sont au même titre que les autres producteurs tributaires d’une dernière institution, celle du crédit. C’est parce que l’employeur, l’actionnaire dégage des profits qu’il dispose de capitaux qui lui permettent d’investir les sommes qui lui permettrons de percevoir des intérêts, payés par le fruit du travail. Il détient par la même occasion les leviers de la création monétaire et par le biais de la dette publique prélève 50Mds€ sur la richesse nationale.

 

 

4 INSTITUTIONS SALARIALES

> Le salaire à vie pour en finir avec le chantage à l’emploi et le marché du travail. Nous n’avons pas besoin d’employeur. Nous en avons fait la démonstration avec  la cotisation sociale qui a permis de financer les retraites et l’hôpital public. [lire Généraliser le salaire à vie]

> La propriété d’usage de l’entreprise pour que les salariés librement associés puissent cogérer l’entreprise et disposer de la création de valeur. Des milliers de salariés dans les coopératives de production font l’expérience d’une activité sans actionnaires. [lire Organiser la propriété d’usage]

 

> La qualification pour que le salarié ne soit plus esclave de sa productivité. Ce n’est plus le poste qui est producteur de valeur économique mais le salarié. Sa qualité de producteur est reconnue comme un droit politique inaliénable. Son salaire dépend du niveau de participation à la production de valeur économique. [lire Qu'est-ce que la qualification ?]

> La monnaie permanente pour nous libérer du crédit spéculatif. En mutualisant la valeur ajoutée des entreprises nous pouvons créer une caisse d’investissement pour financer le développement des entreprises sans investisseurs privés puisqu’il n’y aura plus de propriété lucrative. Un pilotage démocratique de la création monétaire sera possible par la socialisation des institutions financières. [lire Maîtriser l’investissement]

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